Sibyllindigestes ?

 

Indigestes.

Il fut un temps où Indigestes et l’Indigestion Chronique n’était que moi, seule devant ma feuille avec mon bic quatre couleurs – orange, pas bleu. La pointe est plus fine, je préfère. Puis le conseiller Polemploi m’a piqué le bleu. Mécréant !

Indigestes s’ouvre.

Non pas au monde, ce n’est pas possible, je ne le supporterai pas. Mais Indigestes (ou plutôt l’Indigestion Chronique) s’ouvre à l’autre. Pour le meilleur du pire. Il n’est pas Indigestes. Je suis seule Dieu de l’Indigestion. Il est Sibyllin.

Siblings ?  Sibyllin.

 

(…)

 

Mécréant !

 

sibyllindigestes

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Les Indigestes.

Indigestes n’a pas d’autre but que d’assouvir mon envie de vomir des mots constante.
(de ré-écrire tout ça, et de trier)
Indigestes est multitude.
(il y a des catégories toutes belles pour séparer les choses)

Visiteur d’Indigestes, bienvenue à toi petit être multi-cellulaire,
éteint ton cerveau, tes appréhensions et laisse vagabonder tes yeux.

(Tu veux comprendre ce que tout celà signifie ? =>)

Ω
Régurgitations
(maître Mô de l’envie de vomir des mots)

Φ
Les indigestes
(indigestions chroniques mentales)


Interludes
(pendant ce temps là, dans le reste du tier-monde de ma tête)

ω
Exercices
(exercices d’écriture sous contrainte, lors d’ateliers d’écriture)

Ψ
L’histoire avec sa petite hache
(le pourquoi du comment d’où ça vient tout ça)

♔♕
Les couronnes du menu

(cachent une belle playlist musicale et une playlist cinématographique)

æ
Inspirations
(indigestes s’inspire de pleins de petites choses extraordinaires)

Quelques fois tu verras ceci : (…),
c’est ma manière à moi de te signaler que je te dis pas tout,
petit visiteur d’Indigestes.

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Train.

Pour l’instant, c’est calme. Le train est pourtant tellement bruyant et désagréable. Le vrombissement du moteur et le mouvement du véhicule ajouté au soufflement de la climatisation et à la sonnerie de la gare environnante… tout ceci est épuisant.

Je suis maintenant de retour vers mon grand chez moi. Malgré tout ce que j’en dit, mes colocataires sont une vraie famille pour moi, et ne pas les voir pendant tout l’été est assez dur. J’espère régler les problèmes financiers assez rapidement à la rentrée de septembre. J’ai parfois l’envie de partir à cause de toutes ses petites choses stupides et tellement faciles à éviter.

Maintenant le train repart. Toujours ce bruit de vitesse. A l’intérieur du wagon, je ne ressens pas le vent dû à cette vitesse. J’aimerai pourtant le sentir, la climatisation, néanmoins rafraichissante est insupportable. Dehors, le soleil sur fond de nuages gris pale. À intervalle régulier, un poteau coupe le paysage tout près du train, d’autres rythmant son avancée plus loin. Des arbres, puis des champs jaunes et rouges, rarement une maison ou deux, apportant en même temps un accès à internet inaccessible. De vieilles railles rouillées, et entrepôts taggués, un skate parc peut être.

Saint Ramber d’Albon. Gare, encore l’impossibilité de se connecter à internet malgré la profusion des sources. Quatre quais, il n’y a qu’un seul train. un enfant choisis de ramasser une pierre plutôt que de saluer de la main son père (probablement) qui vient de monter dans mon train.

Départ.

J’ai froid. De vieux wagons à gauche, des citernes à droite. retour dans la nature. Maïs à profusion. Puis arbres fruitiers gorgés de fruits attendant d’être cueillis. Encore des wagons citernes. Je n’ai aucune idée du prochain arrêt, aucune voix n’indique quoi que ce soit. C’est un nouveau TER, l’annonce est affichée et non dite. Seulement je suis dos à elle. Bâtiments industriels numérotés. Cheminée d’usine. Freins de train. Ville à droite et à gauche. De l’eau coule du train.

Gare. Je ne connais pas le nom de cet endroit, mais j’ai profité de l’arrêt pour changer de coté de banquette. Pas d’affichage. Pour l’instant encore des habitations. Puis une ligne parallèle à la mienne. Au loin, un paysage comme je les aime, de la campagne. Freins. Nous entrons dans une ville. Je regarde au dehors pour trouver le nom de celle là. Freins. Saint Clair les Roches. Départ.

Je fatigue, je repense à mon week-end mouvementé. Tunnel. Eau. À gauche ancienne droite un lac ou rivière ou des touristes dont des skis nautiques tirés par un cerf volant. Le paysage pourtant joli est lassant, encore de l’eau en bas. Plus calme cette fois. Un bateau. Je me laisse hypnotiser par le paysage. Freins. Vienne.

Lyon. La gare m’est totalement inconnue. Aux dires du père de M., cette gare est plus petite que celle de Part-Dieu, mais il n’empêche que Perrache a un élément que n’a pas l’autre : un quai ex-centré. Un escalator pour monter au dessus du quai d’arrivée, traverser toute la gare à pied, puis redescendre par des escalators, puis longer une voie pour enfin trouver la J, qui est en diagonale, un peu n’importe comment. Voie J qui se trouve en fait à coté de celle ou je suis arrivée mais de l’autre coté de deux voies.

Dans mon wagon, une femme qui est arrivée en téléphonant à sa fille et sa mère me regarde taper. Elle a l’air un peu fatiguée et contemple tout ce qui l’entoure avec un petit sourire.

[24-08-2009]

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